[MOTION] Pour un plan d’entretien durable des rues et chemins communaux

  • Vu l’incombance aux communes de l’exécution des travaux des voies publiques communales (art. 22 et art. 25 de la Loi genevoise sur les routes du 28 avril 19671),
  • vu le rapport du bureau d’ingénieur Ertec de 2017 pour l’entretien quinquennal du réseau routier communal (2018 à 2022),
  • vu l’échéance du plan quinquennal d’entretien du réseau routier en 2022,
  • vu le trafic de transit qui s’opère sur des chemins qui ne sont pas prévus à cet effet,
  • vu la pollution et le coût énergétique engendrés par la production de bitume et de ciment,
  • vu les conséquences négatives de la production de béton sur la santé des ouvrier∙e∙x∙s
  • vu la responsabilité du bitume dans les îlots de chaleur,
  • vu l’augmentation de cet impact avec une hausse des températures,
  • vu la nécessité de maintenir et augmenter des espaces perméables pour lutter contre le
  • réchauffement climatique et améliorer la gestion des eaux de ruissellement
  • vu les avancées technologiques dans les constitutions d’enrobés diminuant les effets de chaleur,
  • vu les possibilités de recyclage de certaines enrobés,
  • vu l’exposé des motifs, associé à cette motion,

Sur proposition du Groupe Les Vert∙e∙s de Plan-les-Ouates,
le Conseil municipal de Plan-les-Ouates demande au Conseil administratif :

  1. D’analyser, lors de l’élaboration du prochain plan quinquennal du réseau routier, les
    rues et chemins communaux ne nécessitant pas de réfection.
  2. D’identifier les chemins qui pourraient être dégoudronnés pour lesquels il n’est pas
    pertinent de les rendre carrossables.
  3. De proposer, lors de chaque réfection, des matériaux qui soient respectueux de
    l’environnement.
  4. De proposer autant que possible des matériaux recyclés pour la pose d’enrobés
    lorsque cela est possible.

Les Vert∙e∙s : François HAAS, Teo KUTNER, Marion LOGEAN, Marco SOLARI, Dominique TINGUELY, Pierre TORRI
Les Socialistes : Glenna BAILLON, Nathalie RUEGGER

Exposé des motifs

Tous les quatre ans, la Commune de Plan-les-Ouates réalise une étude pour planifier l’entretien du réseau routier. L’actuel plan arrive à échéance en 2022.

Comme toute commune, Plan-les-Ouates possède différentes catégories de routes sur son territoire : des routes cantonales ou communales, ainsi que des chemins de desserte et
agricole.

Or, nous savons tou∙te∙x∙s qu’en Suisse l’ensemble de ces voiries représente la part la plus importante des sols imperméables, bien plus que les surfaces dédiées au logement et activités. Ces surfaces relâchent de la chaleur qui pose des problèmes tant à l’environnement (plantes environnantes) qu’aux êtres humains. Au surplus, la production de ces surfaces cause de graves problèmes environnementaux dus aux émissions CO2 qu’elle engendre, ainsi que de possibles troubles sur la santé des ouvriers et ouvrières, notamment de celleux qui posent le revêtement routier.

La Commune de Plan-les-Ouates est constituée de certains chemins qui ne nécessiteraient pas d’enrobé. Chemins de promenade sur lesquels les véhicules motorisés ne sont pas autorisés. D’autres chemins, dont la circulation est autorisée, pourraient être dégoudronnés pour éviter ainsi le trafic de transit en le déviant vers les axes structurants primaires et secondaires de la Commune. Il devient nécessaire et important d’envisager le dégoudronnage de certains de ces chemins pour changer de paradigme. Ceci permettrait d’avoir une meilleure empreinte sur l’environnement et des économies financières lors de leur réfection inutile.

Les fabricants d’enrobés commencent à prendre la question du réchauffement climatique au sérieux et tendent à développer de nouvelles solutions mais qui ne sont pas encore étendues sur le marché. La Commune de Plan-les-Ouates, toujours à la pointe des communes innovantes, se doit de multiplier la pose de ces enrobés lorsqu’une voirie
carrossable doit être réhabilitée.

Les voiries ne sont pas toutes constituées d’enrobés goudronnés mais par des plaques de béton. Ceci est le cas de la ZIPLO. Il devient impératif lors de chaque réfection dans la zone industrielle de demander de recycler le béton pour le réutiliser in situ.

L’échéance prochaine du plan quinquennal pour l’entretien du réseau routier est en ce sens une opportunité pour améliorer les conditions environnementales, de trafic et de santé en général pour nos concitoyen∙ne∙x∙s. Raison pour laquelle il nous paraît important de solliciter le Conseil administratif pour la mise en œuvre de ces différentes actions lors de l’élaboration du prochain plan quinquennal.

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